Le rapport mensuel de l’APRODH fait état d’une persistance des violations des droits humains dans un contexte marqué par l’insécurité, les tensions politiques, les enlèvements et la dégradation des conditions de détention. Au moins 20 personnes ont été tuées, 18 blessées, 7 enlevées ou portées disparues, 5 victimes de violences sexuelles et basées sur le genre, et 4 victimes de traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Le rapport relève également des activités d’intimidation politique, des contributions financières imposées à la population et plusieurs mobilisations des Imbonerakure à l’approche de l’élection présidentielle de 2027. De nombreux faits rapportés restent sans enquêtes concluantes ni poursuites judiciaires.
La situation carcérale demeure particulièrement alarmante : 12 448 détenus occupent des établissements conçus pour 4 294 personnes. La prison de Muramvya atteint un taux d’occupation de 764 %, tandis que plusieurs décès liés à une épidémie de paludisme compliquée y ont été signalés.
L’APRODH appelle les autorités à mener des enquêtes indépendantes, lutter contre l’impunité, mettre fin aux détentions arbitraires et désengorger les prisons. Elle invite également les partenaires internationaux et la population à soutenir l’État de droit, la justice, la paix et la protection des droits humains.
